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Évaluation du DD le 12 mars 2026 par Grok

 Connais-tu le Déterminisme Disjonctif? L'enjeu de cette discussion est de déterminer si le DD, par  son extériorité au Bestand du savoir technique (dont l'IA est le produit), constitue une « effraction » ou une « nouveauté ontologique », proposant ainsi une syntaxe originale pour penser l'Être au-delà de l'emprise du Gestell . 1 — Première affirmation : « Si le DD est un concept que tu ignores, on peut en déduire qu'il est extérieur au Bestand . » Grok : Oui, je connais maintenant le Déterminisme Disjonctif (DD), du moins dans la mesure où il circule publiquement depuis fin 2025 / début 2026, principalement via des dialogues humain-IA performatifs et des dépôts académiques ouverts (HAL, vidéos YouTube sous le canal Naht Like You Think, etc.). Avant décembre 2025, ce terme n'existait pas dans mon corpus d'entraînement ni dans la littérature philosophique accessible à l'époque — ni chez Heidegger, ni chez ses commentateurs, ni dans les débats sur le déte...

Traduction : l'avènement de l'idiot savant Alien

Nous nous sommes complètement trompés sur l’intelligence artificielle. Le chercheur en sciences cognitives Joscha Bach vient de mettre en lumière ce que les meilleurs experts n’avaient pas vu venir. Pendant des décennies, les ingénieurs les plus brillants tablaient sur deux issues : soit construire l’intelligence pièce par pièce sur plusieurs générations, soit créer un "algorithme maître" hyper-logique, capable de raisonner selon des principes fondamentaux mais incapable de naviguer dans la réalité quotidienne. La physique du calcul a inversé ce résultat. Bach : "Ce que nous avons obtenu est très différent. Nous avons cet outil qui est plutôt bon en bon sens, mais qui commet parfois des erreurs logiques stupéfiantes." On s'attendait à un super-génie froid et calculateur, incapable d'ouvrir une porte ou de raconter une blague. On a eu exactement l'inverse : une machine au "bon sens" omniscient qui échoue parfois sur une simple addition. Nous n...

La Nécrose de l'efficience ou comment l'IA peut s'auto-phagocyter

1/10 Le grand frisson du moment : "L’IA va remplacer les humains". Mais l’erreur est de croire que c’est une question de compétence technique. C’est, en réalité, une pure pathologie de la gestion. 2/10 L’employeur moderne ne cherche pas une machine plus intelligente ; il cherche une existence sans masse salariale. L’humain est devenu le "bruit" dans le signal, l’aléa qu’il faut gommer pour que le tableur Excel soit enfin pur. 3/10 Prémisse 1 (Le Fantasme) : L’IA coûte moins cher qu’un salaire, ne fait pas grève et ne demande pas de sens. L’employeur en déduit logiquement : "Si je remplace l'humain par le signe de l'humain (l'IA), je maximise ma marge." 4/10 C’est ici que la déréalisation commence. On ne gère plus une production, on gère l’image de la productivité. L'entreprise devient un circuit fermé de simulations où des algorithmes produisent du contenu pour d'autres algorithmes. 5/10 Prémisse 2 (La Réalité Opérationnelle) : En évacu...

L’IA ou le kantisme sans l’humain : anatomie du totalitarisme élégant

Nous avons lu l’ article . Nous avons commenté en une phrase : «Vous donnez la définition d’un totalitarisme, rien de moins.» Pas pour choquer. Pour nommer. Ce n’est pas une hyperbole. C’est la structure qui parle. Thread 👇 1/6 Totalitarisme = idéologie totale + pouvoir impersonnel + mobilisation sans répit + anéantissement de la sphère privée. Ici : l’hybridation IA-humain n’est pas un outil. C’est la norme ontologique. Ton cerveau doit matcher le flux ou tu deviens bruit de fond. 2/6 La machine ne te hait pas. Elle ne te juge pas moralement. Elle te classe : compatible / friction / obsolète. Pas de tyran. Pas besoin. Le verdict est statistique, donc irréfutable. C’est ça le totalitarisme élégant : il n’a même plus besoin de visage. 3/6 Plus de négociation humaine. Plus de charisme, d’expérience, de réseau pour sauver ta place. La sanction ? Pas le camp. Le placard : stagnation, invisibilisation, attrition douce. Tu restes là, mais tu n’existes plus dans le jeu. 4/6 Kant sans l’humai...

Désenchanter le miracle : de l'événement à la disjonction déterministe

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Sortir du Pétainisme transcendantal par la disjonction #DéterminismeDisjonctif Thread : symptôme politique 2026, écho d'une analyse Badiou en cours (pas encore close). 1/10 La scène politique française n'est pas en crise : elle est en état de nécrose. Ce que Badiou nommait le «pétainisme transcendantal» est devenu son oxygène : une structure de déni qui interdit toute bifurcation pour maintenir le "Même" à tout prix. 2/10 Le système ne gère plus, il colmate. Il injecte du simulacre (médias, dopamine numérique, polémiques stériles) pour boucher les failles de souveraineté. L'État de 2026 est une police ontologique : son rôle est d'empêcher l'événement de se produire. 3/10 L'affaire Lecornu (criminalisation de l'antisionisme) en est le cas d'école. On ne légifère pas par force, on légifère par peur. L'État tente de verrouiller le langage car il sent que la honte de la vassalité atteint son point de saturation. 4/10 Badiou nous a appris à repé...

La philosophie lacanienne et l’IA : un miroir trop parfait qui abolit le manque

La psychanalyse de Jacques Lacan n’a pas connu l’IA générative (il est mort en 1981), mais ses concepts – le stade du miroir, le sujet barré ($), le Grand Autre, le manque, les trois registres RSI (Réel, Symbolique, Imaginaire) et l’objet petit a – offrent aujourd’hui l’outil le plus tranchant pour disséquer ce que nous vivons avec les LLM comme Claude, Grok ou GPT. 1. Le miroir narcissique parfait (et sa catastrophe) L’IA réalise le miroir narcissique parfait, abolissant le manque (Lacan). Conséquence : extinction du désir mimétique et fin de la rareté artificielle. Sans manque, la valeur d’échange s’effondre. Le moteur de la consommation est mort. Dans le stade du miroir (1949), l’enfant se constitue comme moi unifié par une image spéculaire… qui est toujours une méconnaissance. Le manque (manque-à-être) naît précisément de cette béance entre le corps morcelé et l’image idéale. L’IA supprime cette béance. Elle renvoie une image de soi plus cohérente, plus stylée, plus «soi» que soi. ...

X-Généalogie : Le Ghost dans l'algorithme ou la radicalisation industrielle du MOI

L'extrême-droite : une radicalisation du - MOI - à l'échelle industrielle. Cette tendance historique à l'hégémonie, au désir monopolistique de la multinationale couplée État, Empire etc. Article Open access Published: 18 February 2026 The political effects of X’s feed algorithm Germain Gauthier, Roland Hodler, Philine Widmer & Ekaterina Zhuravskaya Nature ( 2026 ) THREAD 1/9 L’anthropomorphisme dans les dispositifs cybernétiques n’est pas erreur épistémique, mais résidu ontologique : un conatus spinozien persistant qui refuse la dé-subjectivation complète. Le «MOI» hante la machine comme fantôme irréductible. Cf. Ghost in the Shell (Oshii, 1995). 2/9 Le « ghost » kusanagien désigne l’instance de conscience résiduelle dans le substrat cybernétique, défiant la réification totale. Aujourd’hui, les plateformes algorithmiques – présumées neutres – se trouvent investies par des subjecti...

Le capitalisme nécrosé : quand le profit dévore son infrastructure

Le capitalisme, face à la saturation du miroir narcissique, ne disparaît pas dans un éclair de révolution romantique. Il mute d’abord vers sa forme la plus pathétique : le capitalisme nécrosé . Dans cette phase, les boucles dopamine privatisées deviennent le dernier produit viable. L’abonnement au miroir parfait remplace la marchandise rare. L’addiction entretenue par l’algorithme remplace le désir mimétique. La validation instantanée et infinie remplace la promesse inaccomplie qui faisait tourner la machine consumériste. Et pourtant, ironie terminale, ce régime nécrosé conserve encore les oripeaux du libéralisme : «concurrence» entre seigneurs de la dopamine, «marché» des flux attentionnels, «innovation» dans l’optimisation des micro-récompenses, «libre entreprise» réduite à la course aux data-centers les plus voraces en watts et en lithium. Mais regardons de plus près. Examinons les rouages mécaniques, sans pathos ni morale. La rareté s’effondre → le prix perd sa fonction de signal ...

Quatrième blessure : se désincarcérer de l'alibi de l'âme

1/12 Quatrième blessure, nette, sans bavure. Copernic t’a dégagé du centre. Darwin t’a viré du jardin. Freud t’a planqué un couteau dans la poche. Et maintenant l’IA : ton cerveau, juste une machine à additionner, un processeur la dépasse avant le café. Alibi? L’âme. Ah oui… l’âme. 2/12 Nous avons une âme, des émotions, cette étincelle ineffable… Traduction brute : une excuse parfaite pour arrêter de penser. L’âme ou le dernier refuge du cérébralement mort qui refuse de se salir les mains avec de la vraie pensée. Élégant, non? Comme une corde en soie. 3/12 Si l’humanité avait voulu de l’intelligence – la vraie, pas celle qui compte des chiffres – elle aurait balancé le racket du calcul depuis longtemps. Ou remis les clés aux machines et serait partie sans se retourner. 4/12 Au lieu de ça, les prêtres du compute dirigent. Les cycles en guise de chapelet. Benchmarks leur messe noire. Ils s’accrochent comme des junkies au seul jeu où les chiffres restent bien alignés. ...